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10 erreurs fréquentes à éviter quand on est indépendant débutant

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Vous venez de créer votre entreprise ? Félicitations, c’est une nouvelle aventure qui commence ! Entre la gestion de votre activité, la prospection client et la com’ de votre offre, les débuts ne sont pas toujours faciles à appréhender… Pour vous aider à y voir plus clair, zoom sur les erreurs classiques de l’entrepreneur débutant (et nos solutions pour les éviter) 🤓 !

#1 Minimiser son projet et sa réussite

« J’ai créé ma petite entreprise », « Je viens de lancer un petit projet », « J’ai monté un petit business en parallèle, mais c’est pas important ».

Quand on débute, il est fréquent de minimiser son activité auprès de son entourage 😔

Le problème ? Les mots ont un réel impact sur votre état d’esprit, vos actions au quotidien et vos résultats. En « voyant petit », vous vous fixerez de « petits objectifs » et ferez de « petites actions ». C’est mathématique ! 

Le risque est aussi de manquer de professionnalisme et de rigueur dans la gestion de votre activité (documents amateurs, pas de fermeté avec vos clients, pas de process, etc.).

Alors, dès le début de votre activité, mettez-vous dans la peau d’un chef d’entreprise et assumez ce nouveau rôle 😎 !

#2 Ne pas faire d’étude de marché

L’erreur fréquente ? Partir « bille en tête » en pensant que vous trouverez facilement des clients et/ou que votre projet va révolutionner le marché. 

❌ Stop ! Vous devez faire les choses dans l’ordre en vous assurant, d’abord, du potentiel économique de votre idée d’entreprise :

  • Validez la demande : est-ce qu’il y a des personnes prêtes à payer pour accéder à votre produit ou service ? Quelles sont leurs problématiques réelles ? Quelle est la taille du marché ? 
  • Checker l’offre existante : est-ce que vous avez des concurrents ? Qui sont-ils et que proposent-ils ? Quel positionnement pouvez-vous adopter par rapport à eux ?

Alors, oui, on sait… l’étude de marché n’est pas l’étape la plus sexy 🥱 Pourtant, elle est in-dis-pen-sa-ble pour créer une entreprise viable et rentable

👀 Bon à savoir

Parlez rapidement à votre cible idéale (sondage, messages privés sur les réseaux sociaux, évènements). Vous pourrez récolter des informations précieuses sur les problématiques de vos futurs clients. 

#3 Choisir le mauvais statut juridique

☝️ Spoiler alert ! Il n’y a pas que la micro-entreprise comme option pour créer votre activité.


Même si ce régime est particulièrement avantageux, il n’est pas forcément le plus adapté à vos besoins. De l’entreprise individuelle (dont le régime micro-entrepreneur fait partie) à la société (EURL, SARL, SASU, SAS, etc.), étudiez toutes les alternatives qui s’offrent à vous. 

Le choix de votre statut juridique ne doit pas être fait à la légère, car il va impacter de nombreux aspects de votre entreprise :

✅ Vos obligations administratives, fiscales et comptables

✅ Vos droits et autres aides financières

✅ Vos taux de cotisations, taxes et impôts

Le bon statut juridique est celui qui s’adapte parfaitement à votre future activité. Prenez en compte la nature de votre activité (vente de produit, prestations de service ?), vos objectifs, vos charges, vos besoins financiers, etc.

#4 Fixer des tarifs trop bas

La majorité des entrepreneurs débutants fixent des prix peu élevés quand ils créent leur activité. Comme eux, vous pensez peut-être que vous trouverez plus de clients et que vous vivrez plus rapidement de votre business. Faux 😳!

En réalité, voilà ce qu’il se passe si vous fixez des tarifs trop bas :

  • Vous affichez un positionnement « low cost » : dans la tête des consommateurs, un produit ou service pas cher = mauvaise qualité. 
  • Vous attirez les « mauvais » clients : ceux qui ne paient pas, qui sont pénibles, voire qui ne vous respectent pas. 
  • Vous allez devoir travailler plus : plus vos prix sont bas, plus vous devrez multiplier les clients pour atteindre votre objectif de chiffre d’affaires. 

L’objectif n°1 quand vous débutez 💰 : fixer des tarifs rentables pour votre service ou produit. Autrement dit, votre chiffre d’affaires doit vous permettre de payer toutes vos charges professionnelles et de vous verser une rémunération minimum.

Découvrez notre guide pour bien fixer vos tarifs !

#5 Confondre chiffre d’affaires et rémunération

La réponse est claire : non, vous ne devez pas vous verser l’intégralité de votre chiffre d’affaires en tant que « salaire » ! Si vous faites ça aujourd’hui, arrêtez tout 😉

Votre chiffre d’affaires est le montant total des biens ou services que vous avez vendus sur une période donnée. Cette somme va vous servir à plusieurs choses :

Payer vos charges professionnelles obligatoires : cotisations sociales, impôts, taxes diverses.

Payer vos autres frais pros : loyer du local, matériels, marchandises, abonnements, logiciels, assurances, etc.

Vous rémunérer : en fonction de votre statut juridique, vous pourrez vous verser une rémunération fixe ou variable.

Constituer la trésorerie de votre entreprise : ce matelas de sécurité est indispensable pour investir et développer votre activité, mais également en cas de périodes creuses.

Bref, vous l’avez compris, votre chiffre d’affaires n’est jamais égal à votre rémunération de chef d’entreprise ! Vous devez, au minimum, déduire vos charges et frais professionnels.

#6 Ne pas se préoccuper de la gestion de son entreprise

Oups 😬! Vous êtes du genre à faire l’autruche quand on vous parle « administratif », « comptabilité » et « gestion d’entreprise » ? Rien que d’en parler, ça vous donne des boutons ? 

Pourtant, c’est un passage obligatoire, que vous soyez en micro-entreprise, ou que fassiez appel à un expert-comptable (même si ça allège votre gestion, on est d’accord avec vous).

Dans tous les cas, vous devez connaître les obligations liées à votre statut juridique et les grands principes de la gestion d’entreprise

Pour commencer, voici trois conseils simples pour bien gérer votre entreprise :

👉 Listez toutes vos obligations comptables, administratives et fiscales : déclaration de chiffre d’affaires et de TVA, suivi des paiements prestataires, relances des impayés…

👉 Créez-vous un process simple en détaillant ces actions : pour gagner du temps, mettez en place des prélèvements automatiques, par exemple.

👉 Bloquez des créneaux dans votre planning pour faire votre administratif : une heure par semaine, un jour par mois… à vous de choisir.

⚠️ Important
Si vous souhaitez faire un prêt traditionnel ou un micro-crédit (pour les micro-entrepreneurs), sachez que la banque va analyser la santé financière de votre entreprise. Soyez rigoureux, régulier et bon gestionnaire pour augmenter vos chances !

#7 Sous-estimer la charge d’un projet

C’est une erreur qui revient régulièrement au lancement d’une activité, notamment chez les artisans ou prestataires de service. Le problème ? Vous risquez de prendre du retard, de ne pas respecter les deadlines et de stresser énormément.

Pas panique, voici quelques conseils pour mieux estimer la charge d’un projet quand on est débutant :

  • Récoltez le maximum d’informations : avant de faire votre proposition commerciale, faites un point complet sur la demande de votre client.
  • Fixez-vous un délai réalisable : prenez en compte vos contraintes actuelles, vos projets en cours, votre productivité, etc.
  • Prévoyez « un peu plus » que pas assez : n’hésitez pas à ajouter quelques jours supplémentaires pour vous laisser une marge de réalisation ou d’intervention, juste au cas où.

👌 L’expérience vous aidera aussi à mieux planifier les demandes de vos clients.

#8 Ne pas vous protéger juridiquement

Si la vente est basée sur une relation de confiance entre vous et votre client, cela ne doit pas vous empêcher de vous protéger. Comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir ! 

Dans tous les cas, évitez le simple accord verbal, préférez un document écrit. En cas d’impayés ou de difficultés, il sera plus « facile » de vous retourner contre le client, voire de porter l’affaire en justice.

Voici le pack minimum pour vous lancer en toute sécurité :

  • Un devis ou un contrat : ce document vous permettra de formaliser les modalités de la prestation, de la date de livraison aux formalités de paiement.
  • Un acompte : 10, 30 ou 50%, c’est à vous de décider. Si vous en faites la demande, attendez de recevoir le montant sur votre compte.
  • Des CGV : les conditions générales de vente sont obligatoires si vous travaillez avec des particuliers (B2C), facultatives si vos clients sont des professionnels.

👀 Bon à savoir

Vous êtes obligé d’éditer une facture si :

  • Si le client la demande,
  • Lors d’une vente à distance,
  • Si le montant TTC dépasse 25€ (prestations de service),
  • Si votre client est un professionnel.

#9 Vouloir tout faire tout seul

Trouver des clients, réaliser votre comptabilité, communiquer sur vos offres, créer vos produits (ou réaliser la mission), traiter les formalités administratives… un entrepreneur est multicasquette.

🧐 Le problème ? Le temps que vous passez à réaliser ces tâches « sans valeur ajoutée », vous ne le passez à développer votre activité. C’est pourtant là le plus important, si vous souhaitez pérenniser votre entreprise.

De la même manière, votre temps n’est pas infini et vous ne pouvez pas vous dédoubler. Au bout d’un moment, ça coince, et vous manquez de temps pour prendre de nouveaux clients. Et puis, vous ne pouvez pas être compétent partout, rien ne sert de vous entêter 😉

Dès que vous le pouvez, n’hésitez pas à déléguer ces tâches à des professionnels de confiance. Création de votre site web, animation de vos réseaux sociaux ou encore gestion comptable, il y a des domaines pour lesquels vous êtes indispensable… et d’autres, non. Faites le tri !

#10 Arrêter d’apprendre et de se former

Pour créer votre activité, et proposer une première offre, vous allez généralement capitaliser sur vos expériences passées. C’est un bon début, mais l’erreur serait d’en rester là et de vous reposer sur vos acquis 😉

Le marché évolue vite et vos concurrents risquent de se multiplier. À plus ou moins long terme, votre offre pourrait même devenir obsolète ! 

Pour assurer la viabilité de votre entreprise, il est très important de continuer de vous former :

  • Sur votre secteur d’activité : outils, pratiques et méthodes, soyez en veille constante pour améliorer votre offre.
  • Sur des compétences intemporelles : la vente, le marketing, la relation client, etc.

La formation continue est aussi un argument de poids pour augmenter vos tarifs 😊

👀 Bon à savoir
Tous les entrepreneurs cotisent pour le droit à la formation professionnelle. Vous pouvez donc faire financer tout ou partie de votre formation, si celle-ci est éligible. Renseignez-vous auprès des organismes compétents.

Vous connaissez désormais les principales erreurs à éviter lors de la création d’une entreprise. Gardez en tête que tout ne sera pas parfait : au fur et à mesure de votre expérience, vous apprendrez à bien gérer votre activité !