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Devenir ambulancier indépendant

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L’ambulancier assure le transport de personnes nécessitant des soins à l’hôpital, parfois dans l’urgence. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’ambulancier ne travaille pas forcément dans une structure publique, il peut également exercer son activité au sein d’une structure publique, ou en tant qu’indépendant. Dans ce cas, l’ambulancier indépendant peut se proposer pour des remplacements de personnels pour divers imprévus. Envie de devenir ambulancier indépendant ? On vous explique tout sur ce métier indispensable à la société, et qui ne connait pas la crise !

Le métier d’ambulancier en bref

  • Un ambulancier indépendant facture environ 200 €/jour
  • Le code APE est le 86.90A « Ambulances »
  • En moyenne, le taux horaire d’un ambulancier indépendant est 2 fois supérieur à celui d’un ambulancier salarié
  • L’ambulancier indépendant doit financer son propre véhicule

Le métier d’ambulancier est-il fait pour moi ?

Le métier d’ambulancier indépendant n’est pas fait pour tout le monde. Il implique d’importants niveaux de stress qui nécessitent une grande maîtrise de soi. De plus, le métier nécessite une qualité de conduite excellente pour pouvoir évoluer de manière rapide dans un environnement même s’il y a de la circulation. Il convient donc de se poser les bonnes questions avant de devenir ambulancier indépendant.

Ambulancier : qu’est-ce que c’est ?

L’ambulancier indépendant est avant tout un professionnel de santé paramédicale qui s’est spécialisé dans le transport de patients. Il prend en charge le patient à un point donné (à son domicile ou sur le lieu d’un accident) jusqu’à l’hôpital, et est toujours assisté d’un auxiliaire ambulancier, qui s’occupe de la bonne santé du patient pendant le transport. C’est lui qui installe le patient, et qui prend connaissance de l’état de ce dernier auprès du personnel médical de l’établissement pour lequel il travaille. Il retransmet par la suite ces informations à son arrivée. C’est lui qui est responsable de l’entretien de son véhicule, mais également de la stérilisation de son matériel.

Devenir ambulancier signifie travailler avec des horaires de travail fluctuants : ceux-ci dépendent de la structure pour laquelle l’ambulancier indépendant est actuellement en prestation, et des urgences. Il peut donc exercer de jour comme de nuit, parfois les week-ends et les jours fériés. Il peut également assurer des gardes.

Son métier le met en contact avec de nombreux professionnels du monde médical comme les médecins, les infirmiers ou encore les pompiers. Ses missions de transport sont dans la majorité des cas prévus à l’avance, il évoluera en général dans un rayon de 100 km autour de son entité de rattachement.

🚑 Quel véhicule ?
Un ambulancier ne peut travailler sans véhicule, et pas n’importe lequel. On parle de transport sanitaire, qui implique plusieurs types de véhicules. Les trois principaux sont le véhicule sanitaire léger (VSL), l’ambulance classique, et l’ambulance de secours et de soins d’urgence (ASSU).

Quelles sont les qualités requises ?

En premier lieu, l’ambulancier doit bien sûr avoir une conduite irréprochable : il doit être capable de conduire un véhicule spécialement aménagé pour le transport de patients vers l’hôpital, en connaissant bien les routes. Il doit également savoir adapter sa vitesse en fonction de la situation de manière à effectuer des trajets à la fois rapides, mais également supportables pour la personne transportée.

Ensuite, l’ambulancier doit savoir faire preuve de sang-froid pour supporter le stress, les situations difficiles, et la fatigue. Eh oui, il faut avoir le cœur bien accroché ! Tous les ambulanciers vous diront que ce n’est pas la profession la plus reposante, mais qu’elle est extrêmement valorisante et utile. C’est une vocation, et une voie dans laquelle on s’engage en tout état de cause. Il est donc conseillé d’avoir une excellente résistance physique et mentale pour supporter un rythme de travail soutenu, des horaires irréguliers, l’installation quotidienne de patients, et des interventions d’urgence.

Enfin, l’ambulancier indépendant doit comme tout auto-entrepreneur savoir gérer les tâches administratives relatives à son activité : comptabilité, facturation, déclarations, impôts… En tout cas dans un premier temps. Et si l’activité se développe avec un chiffre d’affaires croissant, ces taches pourront être déléguées à quelqu’un d’autre !

🛠️ Mi-ambulancier, mi-méchano
On n’y pense pas toujours, mais l’ambulancier indépendant doit de préférence s’y connaître en mécanique ! Puisqu’il est responsable de son véhicule, cela lui sera utile en cas de petits pépins. Si un problème majeur survient, il faudra bien sûr faire appel à un professionnel.

Quelle formation ?

Pour devenir ambulancier indépendant, vous avez obligatoirement besoin d’un diplôme d’État d’ambulancier (DEA). Ce diplôme de niveau V (BEP/CAP) nécessite de réussir un concours d’entrée : vous serez d’abord testé à l’écrit, puis à l’oral. Si aucun diplôme n’est nécessaire pour y accéder, vous aurez besoin de remplir les critères suivants : être majeur, avoir le permis B depuis au moins 3 ans ainsi qu’une attestation de la préfecture d’aptitude à la conduite d’ambulance, avoir été formé aux premiers secours d’urgence, ainsi qu’un certificat médical de vaccination à jour. La formation en elle-même est délivrée dans des centres privés et publics, agréés par le Ministère de la Santé, et dure entre 2 et 4 mois.

Démarches et formalités pour devenir ambulancier indépendant

Le statut d’auto-entrepreneur qui va concerner les ambulanciers indépendants est celui d’artisan, que l’on retrouve dans la catégorie BIC (Bénéfice Industriels et Commerciaux), elle-même située dans le domaine de la prestation de service. Ce statut permet à l’entrepreneur de lancer son activité de manière simple et rapide. Sachez que le chiffre d’affaires est limité à 33k euros par an, et que vous n’avez pas de facturation de TVA mais que celle-ci se récupère sur les achats, entraînant donc une absence de déduction de frais.

Le répertoire des métiers

Une fois votre entreprise créée, vous serez dans l’obligation de vous inscrire au répertoire des métiers, qui concerne tous les artisans. Cette inscription nécessite la réalisation d’un stage obligatoire : le Stage de Préparation à l’Installation. Ce stage a pour objectif d’informer le jeune entrepreneur aux règles de gestion, comptabilité, statut, etc. Une fois le stage réalisé, une attestation vous sera remise et vous serez inscrit : devenir ambulancier ne sera plus qu’un projet, ce sera une réalité !

Les cotisations sociales et impôts de l’ambulancier indépendant

Nous vous conseillons de faire attention aux charges, car elles s’élèvent à 24,60 %. Ces charges comprennent :

  • l’assurance maladie ou maternité
  • la cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • la CSG/CRDS
  • les cotisations allocations familiales
  • la cotisation au régime d’invalidité et décès
  • les cotisations d’indemnités journalières
  • la cotisation retraite de base

À cela s’ajoutent les impôts avec 1.7 % en prélèvement libératoire plus les taxes pour frais de chambre consulaire et Contribution Formation Professionnelle qui représentent 0.78 % de votre CA.

Mutuelle et assurance de l’ambulancier indépendant

Durant votre première année d’activité, vous ne pourrez bénéficier d’indemnités journalières. Vous serez affilié au RSI et il vous faudra cotiser durant une année complète pour bénéficier d’indemnités en cas d’arrêt de travail. Votre couverture sociale sera bien entendu active pour les soins et autres. Il faut donc être prudent et prévoir une sécurité financière au cas où vous seriez en arrêt de travail.

N’oubliez pas que vous êtes entrepreneur c’est donc à vous de prévoir une mutuelle dans votre budget. Votre assurance voiture est également à surveiller de près, vous ne serez plus dans un cadre de trajet domicile/travail il faut donc voir avec votre assureur pour que vous soyez bien couvert pour vos trajets entre votre domicile et l’entreprise du client. Vous aurez également besoin d’une responsabilité civile professionnelle. Un compte bancaire professionnel est vivement conseillé pour faciliter la gestion de votre entreprise.

Les clés de la réussite de l’ambulancier indépendant

Pour assurer sa réussite, l’ambulancier indépendant doit pouvoir faire face à la concurrence qui est souvent déjà bien implantée sur le territoire. Il doit pouvoir se démarquer par la qualité de son travail et sa réactivité.

Faire preuve de flexibilité

La meilleure façon d’obtenir beaucoup de contrats pour l’ambulancier indépendant est de faire preuve de flexibilité, afin de pouvoir accepter tous types de prestations. Bien sûr, il devra connaître ses limites et ne pas multiplier les missions à toute heure du jour et de la nuit, mais plus l’ambulancier se rend disponible et flexible sur les contraintes, plus il travaillera et gagnera la confiance de sociétés qui pourront faire appel à lui régulièrement.

Prendre soin de soi

Comme dit plus haut, l’ambulancier est parfois confronté à des horaires fatigants et des situations éprouvantes. Alors pour tenir le coup, l’ambulancier doit faire attention à sa santé et savoir lever le pied lorsque nécessaire ! Il doit se dégager des vrais temps de coupures, s’assurer d’être en bonne forme physique et mentale, et mettre toutes les chances de son côté pour rester efficace et heureux. Ce sera essentiel à sa réussite : un ambulancier en bonne forme et un ambulancier motivé !

“Être ambulancier indépendant n’est pas facile tous les jours, mais c’est aussi une grande source de satisfaction que d’apporter quotidiennement une aide indispensable aux autres. Je fais quelque chose d’utile !”

Fabrice, 28 ans

Vous avez encore des questions ? Vous pouvez les poser dans notre groupe d’entraide Facebook. Nous sommes là pour vous répondre !

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