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Devenir carreleur auto-entrepreneur (Guide complet 2022)

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carreleur

Tout comme les autres métiers artisanaux du bâtiment, le carreleur peut tout à fait exercer en tant qu’auto-entrepreneur. Ce statut permet d’ailleurs de se développer, tout en faisant une activité salariée en parallèle. Vous êtes artisan carreleur et souhaitez vous mettre à votre compte ? Découvrez dans cet article toutes les informations clés à savoir pour devenir un carreleur auto-entrepreneur : formations, qualités requises, rémunération, formalités…

Le métier en bref

  • Rémunération : entre 30 et 50 €/heure.
  • Code APE : 4333Z – Travaux de revêtement des sols et des murs.
  • Centre de formalités des entreprises : la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA).
  • Taux des cotisations sociales : 22 % pour la main-d’œuvre et 12,8 % pour la revente de fournitures.
  • Le plafond de chiffre d’affaires en prestation de services (BNC) : 176 200 € (la part consacrée aux activités de services ne doit pas dépasser 72 600 €).
  • Le plafond de la TVA en prestation de service (BNC) : 34 400 €.

Est-ce fait pour moi ?

Le carreleur auto-entrepreneur peut porter plusieurs casquettes lors des projets de construction et de rénovation. Ainsi, ce métier ne s’improvise pas. Il existe plusieurs qualités requises.

Présentation du métier

Le carreleur auto-entrepreneur intervient en second œuvre. Son travail consiste à embellir et à protéger les surfaces à travers la pose de divers revêtements (carrelage, céramique, faïence, marbre…). En bref, un carreleur indépendant est à même de :

  • conseiller les clients en fonction de leurs envies, de leur budget et des possibilités techniques. Une fois le devis validé, il se charge de l’achat des matières (revêtement, sable, ciment…) ;
  • préparer et protéger le chantier : poser des bâches, retirer les anciens revêtements, préparer les surfaces, couper les carreaux et plus encore ;
  • poser le revêtement, tout en assurant la qualité des finitions.

L’artisan carreleur indépendant est amené à répondre aux demandes de tout type de clientèle : les particuliers et les professionnels. Il peut donc choisir de faire des chantiers uniquement à usages « domestiques » ou de se spécialiser dans des travaux de carrelage dédiés aux entreprises ou aux professionnels : par exemple, cuisine professionnelle, hôtellerie, collectivités, façades, piscines et autres.

Le saviez-vous ?

Le carreleur auto-entrepreneur a le droit de proposer des services complémentaires comme la pose de sols souples type lino ou moquette ainsi que l’application de certains produits comme la résine, l’huile et le béton ciré sur des petites surfaces.

Qualités requises et formation

Pour devenir carreleur auto-entrepreneur, il n’y a pas de diplôme particulier à avoir. Il suffit de remplir les caractéristiques suivantes lors de la création de votre auto-entreprise :

    • avoir un diplôme de carreleur ou une équivalence ;

    • posséder une expérience professionnelle de 3 ans minimum.

Pour acquérir les bases du métier, il est néanmoins nécessaire de suivre une formation spécifique. Vous pouvez vous former à ce métier dès la fin de collège et obtenir un CAP carreleur-mosaïste deux ans après la 3ème. Vous pourrez ensuite vous perfectionner en passant d’autres diplômes :

    • le Bac pro Carreleur-mosaïste (2 ans) ;

    • le Bac pro Aménagement et finition du Bâtiment (3 ans) ;

    • le BTS Aménagement et Finition (2 ans) ;

    • le DMA Décor architectural option décor du mur (2 ans).

Il est également primordial d’avoir certaines qualités et compétences spécifiques. Un carreleur indépendant doit :

  • être créatif et avoir une bonne sensibilité artistique afin d’assurer des réalisations esthétiques et harmonieuses ;
  • être méticuleux et rigoureux : le carrelage doit répondre à des contraintes techniques (isolation, résistance…). Il est donc essentiel d’être précis, tout en étant à l’aise avec les calculs dimensionnels ;
  • connaître et respecter la réglementation et les consignes de sécurité (port de lunettes, etc.) ;
  • avoir une bonne condition physique : le carreleur est souvent amené à porter des charges lourdes et à se tenir dans des positions inconfortables (penchée, accroupie, etc.). Il est donc nécessaire d’avoir une bonne condition physique ;
  • être manuel afin d’être à l’aise avec la manipulation des revêtements et des outils (truelle, carrelette, etc.).

Les démarches et formalités

En tant qu’artisan auto-entrepreneur, le carreleur indépendant est tenu de respecter les différentes obligations liées à ce statut :

  • ouvrir un compte bancaire dédié à son activité ;
  • tenir un registre d’achat et un livre des recettes ;
  • réaliser toutes les déclarations requises (le chiffre d’affaires, les impôts, notamment la TVA, etc.) ;
  • dissocier les prestations relatives à la main-d’œuvre et celles liées à la revente des matériaux (carrelage, faïence, ciment, etc.) lors de la déclaration du chiffre d’affaires.

Les assurances obligatoires d’un carreleur auto-entrepreneur

Les artisans indépendants exerçant dans le BTP ont l’obligation de souscrire certaines assurances. Les carreleurs auto-entrepreneurs sont concernés par cette obligation. Ils doivent souscrire au moins ces deux contrats :

  • la garantie décennale : une assurance qui vise à couvrir pendant 10 ans les dommages impliquant la solidité de l’ouvrage. Les travaux effectués par le carreleur sont donc couverts par cette garantie, pendant le chantier et durant les 10 ans après la réception de l’ouvrage. Le carreleur indépendant doit mentionner toutes les informations concernant sa garantie décennale sur les factures et les devis (nom et coordonnées de l’assureur, garanties souscrites, couverture géographique des garanties, etc.). Par ailleurs, la plupart des clients exigent une attestation de garantie décennale avant le début des travaux. Le carreleur indépendant doit donc souscrire cette assurance, même lorsqu’il réalise un chantier en sous-traitance ;
  • la responsabilité civile professionnelle ou RC Pro : cette assurance protège le carreleur auto-entrepreneur des dégâts causés aux clients ou à leurs biens durant le chantier. En effet, elle vise à couvrir les dommages physiques et matériels que l’artisan pourrait causer à des tiers durant l’exercice de son métier. Par exemple, en cas de casse ou d’endommagement de matériel ou des fournitures (des carreaux rangés un peu en équilibre qui tombent sur le pied du client, par exemple).

Bon à savoir :

Dans le domaine du BTP, il arrive régulièrement que des entreprises sollicitent des artisans auto-entrepreneurs afin d’effectuer des travaux en tant que sous-traitants.

Bien que cette pratique soit légale, le carreleur auto-entrepreneur devrait penser à :

  • signer un contrat de sous-traitance ;
  • vérifier que les tâches attribuées sont absolument différentes de celles d’un salarié de cette entreprise. Cela afin d’éviter que le carreleur auto-entrepreneur travaille dans des conditions similaires à celles d’un employé (salariat déguisé).

Quel régime fiscal pour le carreleur auto-entrepreneur ?

Simplifié, le statut d’auto-entrepreneur permet de bénéficier d’un régime fiscal allégé. Le carreleur indépendant est soumis à l’impôt sur le revenu (IR) du régime micro-fiscal. Ses revenus correspondent à un pourcentage de son chiffre d’affaires annuel qui ne doit pas excéder un seuil précis selon son activité. Pour l’imposition, il peut choisir l’une des options suivantes :

    • le prélèvement à la source ;

    • le régime micro-fiscal simplifié (versement libératoire de l’IR).

Les clés de la réussite

Voici quelques éléments à considérer pour réussir dans ce métier :

Savoir se démarquer des concurrents

Le milieu de l’artisanat est un secteur très concurrentiel. C’est pourquoi il est important de savoir se démarquer. Pour y parvenir, il faut :

  • avoir une bonne visibilité digitale (réseaux sociaux, site internet, etc.) ;
  • assurer la présence physique à travers le bouche-à-oreille, la participation à des événements professionnels et les rencontres sur le terrain ;
  • continuer à suivre des formations afin de connaître les dernières tendances et réglementations, tout en apprenant de nouvelles techniques de pose ;
  • collaborer avec d’autres artisans (maçons, architectes d’intérieur, peintres, par exemple) afin d’être sollicité pour les chantiers les plus complexes.

Bien gérer les ressources financières

Avec le statut de la micro-entreprise, la gestion de l’activité de carreleur auto-entrepreneur est simplifiée. Il est néanmoins important de savoir estimer les charges fixes, le prix de revient et la politique tarifaire adaptée. En auto-entreprise, les charges courantes ne sont pas déductibles. Le carreleur auto-entrepreneur doit donc assumer les frais :

    • du matériel et des outillages (en TTC) ;

    • des assurances obligatoires (RC pro et garantie décennale) ;

    • du local ou de l’espace de stockage ;

    • relatifs au véhicule de fonction (carburant, entretien…).

Le budget prévisionnel est également important. D’où l’intérêt de savoir le gérer et de bien estimer les charges fixes de votre activité. Vous pourrez ainsi avoir une évaluation du chiffre d’affaires à atteindre pour la rentabilité de votre auto-entreprise.

Enfin, le tarif horaire à appliquer doit être étudié minutieusement. Pour réussir en tant que carreleur auto-entrepreneur, il faut proposer des prix attractifs, tout en tenant compte des différents éléments :

    • les différentes charges ;

    • les prix appliqués par la concurrence ;

    • la rémunération souhaitée ;

    • les tarifs acceptés par les clients.

« Carreleur auto-entrepreneur depuis 2014, j’ai quitté mon employeur pour créer ma propre entreprise. J’en avais assez qu’on m’envoie faire des travaux en week-end, en me faisant comprendre que si je refusais, je n’avais qu’à démissionner. Actuellement, je porte le statut d’auto-entrepreneur et j’en suis satisfait : je mets à profit mon savoir-faire en toute liberté, je gère mon emploi du temps comme bon me semble et je suis financièrement autonome. »

Alex, 29 ans

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