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Devenir maçon auto-entrepreneur

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devenir maçon

En France, chaque année, de nombreux entrepreneurs créent leurs auto-entreprises de maçonnerie. Et pour cause : cette activité possède un marché dynamique dans la construction neuve, la rénovation, l’entretien ainsi que la réhabilitation.

Il est tout de même important de prendre connaissance des démarches à effectuer, des compétences requises, des qualités nécessaires afin de pouvoir rivaliser avec les 110 000 entreprises de maçonnerie recensées en France.

Voici un guide complet qui répond à toutes vos questions pour devenir maçon auto-entrepreneur.

Le métier en bref

Le métier de maçon auto-entrepreneur est un métier physique qui consiste à poser les fondations et bâtir les murs des constructions neuves, effectuer des travaux de rénovation. Un maçon doit également réaliser des travaux d’entretien.

  • Rémunération : de 2 800 € à 5 400 € par mois ;
  • code APE : 43.99C Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre du bâtiment ;
  • centre des formalités des entreprises : URSSAF ;
  • taux des cotisations sociales : 22 % Prestation de services (BIC) et 12,8 % pour la revente de fourniture ;
  • le plafond de chiffre d’affaires en prestation de services (BIC) : 72 500 € pour la main-d’œuvre et 176 200 € au total en incluant la revente de fournitures ;
  • le plafond de la TVA en prestation de services (BIC) : 34 400 €.

Est-ce fait pour moi ?

Premier sur le chantier, le maçon s’occupe de la construction initiale des bâtiments, des maisons, des pavillons, des immeubles… C’est un métier épuisant et physique, mais qui possède l’avantage d’être varié, avec la possibilité d’en apprendre tous les jours.

En étant conscient de cela, il est important de se poser les bonnes questions et d’y répondre honnêtement avant de se lancer et devenir maçon auto-entrepreneur. Si vous pensez être fait pour devenir maçon, voici quelques détails sur le métier et les qualités requises.

Présentation du métier

Le métier de maçon consiste à réaliser des édifices, des murs, des plafonds, des terrasses… principalement chez des particuliers. Un maçon effectue ces travaux sur tout type de bâtiments :

  • maisons individuelles ;
  • logements collectifs ;
  • bâtiments industriels ;
  • locaux tertiaires ;
  • locaux commerciaux…

Cela aussi bien dans le cadre de constructions neuves, que d’entretien, de réhabilitation et de restauration de monuments.

Sur le chantier, le maçon implante les ouvrages simples et réalise le gros œuvre tel que les fondations, les murs, les planchers… soit par assemblage d’éléments, soit par coulage de béton. De nos jours, il travaille avec des moyens de plus en plus mécanisés.

Un maçon exerce le plus souvent à l’extérieur et parfois sur des échafaudages. C’est donc un métier qui demande une bonne condition physique, le sens de l’équilibre, de la prudence et le respect des règles de sécurité ainsi que le sens du travail en équipe.

Qualités requises et formation

Le bon démarrage d’un chantier commence avec le maçon. C’est l’une des raisons faisant qu’un maçon doit posséder certaines qualités, telles que la ponctualité, le respect des consignes ou encore la maîtrise des différentes techniques nécessaires à la réalisation de sa mission.

C’est bien connu, les métiers du bâtiment sont épuisants physiquement et mentalement. Il est donc indispensable d’avoir toutes ces qualités pour envisager de devenir maçon auto-entrepreneur :

  • avoir une bonne condition physique : il est essentiel d’être en forme et en bonne santé ;
  • savoir être flexible : il faut se lever tôt et s’adapter aux disponibilités des clients ;
  • être robuste : les chantiers sont souvent à l’extérieur, il ne faut pas avoir peur de travailler dans le froid, sous la pluie ou en pleine chaleur.
  • garder son sang-froid : tous les clients ne sont pas commodes. Il est donc important d’être diplomate face à un client insatisfait ou malpoli.
  • être ponctuel : afin d’éviter de mettre le chantier en retard, le planning et les règles de sécurité doivent être respectés.
  • avoir l’esprit d’équipe : un maçon travaille avec d’autres ouvriers. Il est nécessaire d’avoir une bonne entente avec tous les corps de métiers afin de garantir le bon déroulement de la mission.

Formation requise

La création d’une auto-entreprise de maçonnerie nécessite la détention de certaines qualifications professionnelles telles que :

À noter :

toutes ces qualifications peuvent s’obtenir en formation initiale, en apprentissage ou en alternance dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.

Si vous n’avez obtenu aucun de ces diplômes, vous pouvez justifier de 3 ans d’expérience professionnelle en tant qu’indépendant ou en tant que peintre salarié. Si vous justifiez d’une expérience suffisante, vous avez la possibilité de passer une Validation Par l’Expérience,connu également sous le nom de VAE.

Vous devez également réaliser un Stage de Préparation à l’Installation (SPI) auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat. Il s’agit d’un stage de 30 heures rémunéré entre 150 € et 300 €, et ayant pour but de :

  • vous guider dans les étapes de votre installation ;
  • Etre préparer à de potentiels problèmes de financement ;
  • S’informer sur les techniques de prévision et de contrôle de votre exploitation ;
  • mesurer les savoirs indispensables à la pérennité de votre entreprise ;
  • vous informer sur les possibilités de formation requises.

Les démarches et formalités

Pour créer une auto-entreprise de maçonnerie, il est nécessaire d’accomplir certaines démarches comme l’enregistrement à la CMA, l’immatriculation, les contrats d’assurance…

Les étapes à suivre :

  • effectuer une étude de marché ;
  • lister les besoins financiers et calculer la rentabilité ;
  • identifier un local si besoin ;
  • trouver des fournisseurs de matériels et de peinture ;
  • rechercher les financements si besoin ;
  • choisir un statut juridique ;
  • s’enregistrer à la CMA ;
  • prendre une assurance civile et décennale ;
  • acheter le matériel nécessaire ;
  • lancer la communication ;
  • trouver des chantiers.

S’enregistrer comme maçon auto-entrepreneur

Vous avez le choix entre plusieurs statuts juridiques, mais le plus adéquat pour se lancer reste le statut d’auto-entrepreneur. En effet, ce statut est le moins complexe. Vous avez la possibilité de vous enregistrer en ligne auprès de votre CFE. En ce qui concerne les artisans, ils dépendent de la Chambredes Métiers et de l’Artisanat (CMA).

Ensuite, vient l’étape de l’immatriculation auprès du Répertoire des Métiers (RM). Si l’artisan vend des fournitures à ses clients, il est nécessaire de s’inscrire au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

Les assurances et garanties sécurité

Avant d’entamer son premier chantier, un maçon auto-entrepreneur doit justifier d’une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC pro). Ainsi, cette assurance doit être souscrite avant l’ouverture du premier chantier.

Dans le secteur du bâtiment, en cas d’intervention sur des chantiers de gros œuvres et de construction, une assurance Responsabilité Civile Décennale est obligatoire. En pratique, c’est systématiquement le cas pour les entreprises de maçonnerie.

Le label « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE)

Ce label n’est pas obligatoire. Cependant, pour que vos clients puissent bénéficier des aides de l’État sur certains travaux, l’entreprise doit détenir le label « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE). Ce dernier s’obtient après le suivi d’une formation auprès d’un organisme agréé. Il se décline en plusieurs versions ; RGE Qualibat, RGE Eco artisan…

Les clés de la réussite

Lorsque l’on se lance dans une nouvelle activité à son compte, il est essentiel de mettre toutes les chances de son côté. La première chose est, bien évidemment, de se démarquer de la concurrence, puis de faire connaître son activité.

Comment se démarquer de la concurrence ?

De nos jours, il est difficile de faire face aux prix très compétitifs de certains confrères. Pour développer votre auto-entreprise, accroître votre clientèle et trouver des chantiers, il est nécessaire de vous distinguer des concurrents.

Voici cinq conseils pour développer son affaire :

  • fidéliser les clients : soyez à l’écoute et répondez aux attentes de manière efficace.
  • se former régulièrement : pour faire face à la concurrence, il est important de se tenir à jour en termes de produits et techniques de pose.
  • arborer un label : pour vous démarquer de vos confrères et développer votre entreprise, arborer le label « Artisan de Confiance » peut être un réel atout.
  • se spécialiser : il peut être judicieux de se spécialiser dans un domaine précis afin de proposer quelque chose de différent.
  • se mettre en avant : n’hésitez pas à mettre en avant votre savoir-faire, que ce soient vos années d’expérience ou les différentes techniques que vous exercez.

Comment faire connaître son activité ?

Comme tout corps de métier, il est important de faire connaître sa nouvelle activité. Il existe plusieurs moyens :

  • distribuer des cartes de visite ;
  • créer une page professionnelle sur les réseaux sociaux ;
  • mettre en place un site web bien référencé au niveau local ;
  • floquer son véhicule de publicités.

Une fois que votre activité a démarré, votre réseau de relations professionnelles vous fournira des missions régulières. Si vous effectuez correctement votre travail, le bouche-à-oreille vous amènera davantage de clients.

« J’ai créé mon auto-entreprise dans le domaine de la maçonnerie il y a deux ans maintenant. Une décision que je n’ai jamais regrettée. »

Thomas, 33 ans

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