Nous appeler
Whatsapp Hello My Business

SASU ou micro-entreprise : comment bien choisir ? (Guide comparatif)

Partager sur les reseaux sociaux :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
SASU-ou-microentreprise

Pour lancer votre activité et entreprendre seul, vous avez plusieurs options : parmi elles, la création d’une micro-entreprise ou d’une SASU. Ces deux statuts juridiques disposent d’un fonctionnement propre et de différences majeures. Alors, quel statut choisir pour votre projet ? Quels sont les avantages et inconvénients de la SASU et de la micro-entreprise ? On vous explique tout 👇

SASU ou micro-entreprise : zoom sur les deux statuts

La SASU (Société par Action Simplifiée Unipersonnelle) est une SAS constituée d’un unique associé, qui peut être une personne physique ou morale (dans ce cas, votre SASU est une entité distincte de la personne du chef d’entreprise). Sachez qu’une SASU a obligatoirement un président qui est le représentant légal de la société. Même s’il reste encadré, le fonctionnement de ce statut est simplifié par rapport à d’autres formes de société.

De son côté, la micro-entreprise ne fait qu’un avec son créateur : il s’agit toujours d’une personne physique. Ouverte à tous les profils et facile à gérer au quotidien, ce « statut » est largement adopté par les entrepreneurs qui souhaitent se lancer. 

Petit point culture : la micro-entreprise n’est pas réellement un statut juridique. Il s’agit d’une entreprise individuelle dotée d’un régime fiscal et social simplifié. Néanmoins, par abus de langage, on parle de « statut micro-entrepreneur » ! 

☝️ Bon à savoir
Depuis le 1er janvier 2016, il n’y a plus de différences entre l’auto-entreprise et la micro-entreprise. Même si dans la réalité, les termes « auto-entreprise » et « auto-entrepreneur » sont encore utilisés, le terme officiel est désormais « micro-entreprise ».

Les différences entre la SASU et la micro-entreprise

📍 Pour en savoir plus sur la micro-entreprise, vous pouvez consulter notre guide sur la micro-entreprise.

📍 Besoin d’en savoir plus sur l’EURL, vous pouvez consulter notre guide complet sur l’EURL.

Les formalités de création

👉 En micro-entreprise

Vous souhaitez vous lancer rapidement dans l’entrepreneuriat ? Créer une activité en parallèle de votre métier salarié ? La micro-entreprise est le « statut » le plus adapté. En quelques clics, vous pouvez officiellement devenir auto-entrepreneur. Dans la plupart des cas, les démarches sont simples à réaliser, rapides et gratuites.

👉 En SASU

Lorsque vous créez une SASU, les formalités sont plus encadrées. En plus de vous immatriculer auprès de votre CFE, vous devrez notamment :

  • Rédiger les statuts de la société
  • Faire publier une annonce légale
  • Réaliser votre immatriculation auprès du greffe du Tribunal de commerce
  • Verser un capital social

Vous l’avez compris, la création d’une SASU comporte de nombreuses étapes : faites-vous accompagner par nos experts pour gagner du temps et réaliser ces formalités en toute tranquillité !

La gestion de l’entreprise

👉 En micro-entreprise

Avec le régime de la micro-entreprise, les obligations administratives sont largement simplifiées :

  • Tenir un livre de recettes, et selon votre activité, un registre d’achats.
  • Déclarer votre chiffre d’affaires et payer vos cotisations sociales (si vous n’avez rien encaissé, vous n’avez pas de cotisations à payer !)
  • Ouvrir un compte bancaire dédié à votre micro-entreprise, si votre CA dépasse 10 000€ pendant 2 années consécutives. Un compte courant suffit, pas d’obligation d’avoir un compte bancaire professionnel payant.

Pas de bilan, pas de tenue de livres comptables…

Le petit bonus ? Vous n’êtes pas concerné par la TVA jusqu’à un certain seuil de chiffre d’affaires. Autrement dit, vous facturez vos clients Hors Taxes. Si vous dépassez le seuil, vous devenez redevable et devrez notamment réaliser une déclaration de TVA.

👉 En SASU

Lorsque vous créez une SASU, les formalités sont est beaucoup plus importante et rigoureuse

Vous devrez notamment :

  • Mettre à jour sa comptabilité
  • Déposer vos comptes au greffe du Tribunal de commerce
  • Tenir des livres comptables
  • Déclarer la TVA et les bénéfices (selon l’option choisie)
  • Dans certains cas, rédiger un rapport de gestion

Sachez que vous pouvez réaliser ces démarches comptables et fiscales vous-même. Légalement, le recours à un expert-comptable n’est pas obligatoire en SASU… mais nous vous conseillons de bien vous entourer !

☝️ Bon à savoir
En micro-entreprise ou en SASU, vous avez des obligations communes comme réaliser des factures et conserver vos documents officiels et justificatifs de dépenses.

La responsabilité de l’entrepreneur

👉 En micro-entreprise

C’est simple, vous ne faites qu’un avec votre micro-entreprise : juridiquement parlant, il n’y a pas de séparation entre vos biens personnels et professionnels. Si vous contractez des dettes liées à votre activité, et que vous ne pouvez pas rembourser vos créanciers, ces derniers peuvent saisir certains de vos biens privés. 

Pour protéger votre patrimoine, vous pouvez réaliser une déclaration d’insaisissabilité et/ou opter pour l’EIRL, même après la création de votre micro-entreprise !

👉 En SASU

En SASU, votre responsabilité est limitée au montant de vos apports. 

En tout état de cause, Les créanciers ne peuvent se servir dans vos effets personnels en cas de dettes. Votre patrimoine personnel est donc protégé.

⚠  Attention

Comme tout dirigeant de société, votre responsabilité civile peut être engagée en cas de manquements graves ou de fautes concernant la gestion de votre activité.

Le régime fiscal

👉 En micro-entreprise

En tant qu’entrepreneur individuel, vous serez seulement soumis à l’impôt sur le revenu et non sur la société. 

Deux options possibles, en fonction de votre situation :

  • L’imposition classique : tous les ans, au printemps, vous déclarez votre chiffre d’affaires HT aux impôts via la déclaration de revenus. L’administration fiscale réalise un abattement forfaitaire (censé représenter le montant de vos charges sur l’année), dont le taux varie en fonction de votre activité : 71% pour les activités de vente, 50% pour les prestations de services BIC, 34% pour les activités libérales et prestations de services BNC. Ce montant sera ensuite soumis au barème progressif par tranche.
  • Le versement libératoire : également appelé l’impôt libératoire ou option micro fiscale simplifiée. Réservée à certains micro-entrepreneurs (selon le revenu fiscal de référence), cette option vous permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales : 1% du CA pour les activités de vente, 1,7% pour les prestations de services BIC ou 2,2% pour les activités libérales et prestations de services BNC. Attention, si vous n’étiez pas imposable de base, ce que vous avez versé n’est pas remboursable !

Pour en savoir plus, découvrez notre guide sur l’imposition des micro-entrepreneurs.

👉 En SASU

L’avantage en SASU ? Seul votre bénéfice est imposé, et non votre chiffre d’affaires. Comme en EURL, vous pouvez choisir le régime fiscal le plus avantageux selon votre situation.

  • L’impôt sur les sociétés (IS) : c’est le régime d’imposition par défaut de la SASU, accessible sans condition ni limitation dans la durée. Le taux d’imposition varie en fonction du montant de vos bénéfices (de 15 à 33%). 
  • L’impôt sur le revenu (IR) : sous certaines conditions (CA inférieur à 10 millions d’euros, – 5 ans d’existence, – de 50 salariés, etc.), vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu. Limitée à 5 exercices sociaux maximum, cette option peut être avantageuse si la SASU ne réalise pas de bénéfices.

Pour en savoir plus, découvrez notre guide de la fiscalité en SASU.

☝️ Bon à savoir
Que vous soyez micro-entrepreneur ou président de SASU, vous ne cotisez pas pour le chômage. Concrètement, si vous fermez votre entreprise, vous n’aurez pas le droit au chômage. Par contre, vous pouvez percevoir des ARE (allocations chômage) liées à votre ancienne activité salariée, pendant l’exercice de votre fonction.

SASU et micro-entreprise : avantages et inconvénients

Les avantagesLes inconvénients
La SASU✅ Pas de capital social minimum
✅ Règles de fonctionnement allégées (par rapport à d’autres types de sociétés)
✅ Responsabilité de l’associé unique limitée aux apports
✅ Possibilité de choisir le régime fiscal le plus avantageux
✅ Pas de cotisations sociales sur les dividendes
✅ Maintien possible des allocations 

❌ Démarches de création plus lourdes qu’en micro-entreprise
❌Gestion administrative et comptable plus importante
❌Charges sociales sur la rémunération élevées
La micro-entreprise✅ Démarches de création rapides et faciles
✅ Statut ouvert à tous les profils
✅ Charges sociales allégées

✅ Montant des cotisations sociales proportionnel au CA
✅ Comptabilité et gestion quotidienne simplifiées
✅ Franchise en base de TVA (jusqu’à un certain seuil)
✅ Cumul possible d’activités
✅ Maintien possible des allocations 
❌ Plafonds de CA rapidement atteignables (suivant l’activité)
❌ Pas de déduction des charges professionnelles 
❌ Pas de distinction entre le patrimoine personnel et professionnel 

Comment choisir entre la SASU et la micro-entreprise ?

Il n’y a pas de réponse universelle, cela dépend de nombreux critères :

  • Vos motivations au départ
  • Vos objectifs financiers (chiffre d’affaires)
  • Vos charges professionnelles
  • Vos investissements
  • Et surtout, l’ambition que vous avez pour votre projet !

👇 En résumé :

> La micro-entreprise est parfaitement adaptée pour lancer votre projet et tester une idée sur le marché. Surtout, ce régime est idéal si vous avez peu d’investissements à réaliser pour créer votre activité. Vous pouvez même devenir auto-entrepreneur tout en exerçant une activité parallèle, et rester salarié. Avec la micro-entreprise, vous pouvez entreprendre rapidement et facilement, sans risques. Par contre, vous ne pourrez pas vous associer pour développer votre activité.

> De son côté, la SASU est idéale pour les projets plus ambitieux (ex, création d’une filiale), qui nécessitent des investissements : embauche d’un salarié, association, charges professionnelles importantes… De la même manière, vous pourrez obtenir des prêts bancaires plus facilement qu’une micro-entreprise. Attention cependant : en SASU, il faudra « libérer » (verser sur le compte bancaire de votre société) au moins 50% du capital social pour créer votre activité. C’est une somme à prévoir au lancement !

FAQ : SASU ou micro-entreprise ?

🤷 Quel statut choisir : micro-entreprise ou SASU ?

La micro-entreprise est un bon moyen pour découvrir l’entrepreneuriat et tester votre idée, sans prendre de risques. Si vous avez besoin de développer votre projet plus rapidement, ou si vos investissements de départ sont importants, privilégiez la SASU. 

🔁 Comment passer de micro-entrepreneur à président de SASU ?

Pour changer de statut juridique, vous devrez créer une SASU, transférer ou vendre les actifs (fonds commercial, libéral ou clientèle) puis fermer votre micro-entreprise.

🧐 Peut-on être auto-entrepreneur et président de SASU ?

Oui, vous pouvez cumuler une micro-entreprise et une SASU, à condition d’exercer une activité complètement différente. Chaque activité sera imposée selon sa nature.

💰 Est-il possible de facturer sa SASU en étant micro-entrepreneur ?

Oui, c’est légal et parfois même avantageux ! Le fait de facturer sa SASU en tant que micro-entrepreneur permet de profiter d’un régime de cotisation plus allégée sur une partie de votre revenu. Néanmoins, pour éviter tout redressement fiscal et social, il est fortement conseillé de développer votre activité auprès d’autres clients.

SASU ou micro-entreprise ? Difficile de choisir le meilleur statut juridique sans analyser votre projet et vos besoins. Vous avez un doute ? Vous souhaitez vous faire accompagner ? Nos experts sont là pour répondre à vos questions.