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Quelles options de financement pour votre micro-entreprise ?

Vous pensez à vous lancer ou venez de le faire, et cherchez des options de financement pour votre micro-entreprise ? Maintien des allocations, financements publics ou fonds privés, subventions exceptionnelles… Découvrez toutes les aides accessibles aux auto-entrepreneurs, pour faire de votre projet une réalité !

Les apports personnels

En tant que créateur d’entreprise, votre premier réflexe sera certainement d’investir vos fonds personnels dans votre projet de micro-entreprise. Il existe ici plusieurs solutions pour vous aider à constituer votre capital financier.

Le cumul salariat / micro-entreprise

C’est l’un des points forts du régime auto-entrepreneur : vous pouvez tout à fait lancer votre activité d’indépendant et conserver un emploi salarié, que ce soit en tant qu’intérimaire, en CDD ou en CDI.

Par mesure de précaution, pensez toutefois à vérifier qu’il n’existe dans votre contrat aucune clause de non concurrence, confidentialité ou exclusivité qui viendrait mettre à mal vos envies !

📌 Le cas particulier de la fonction publique
Si vous êtes agent de la fonction publique, la réglementation est un peu plus stricte. Retrouvez l’essentiel à connaître dans notre article sur le cumul auto-entrepreneur et fonctionnaire.

👉 Besoin de plus d’informations sur le cumul du statut de salarié avec celui d’auto-entrepreneur ? Tout est expliqué ici !

L’Allocation de Retour à l’Emploi (ARE)

Vous êtes demandeur d’emploi et êtes éligible aux allocations chômage ? Bonne nouvelle, ARE et micro-entreprise sont compatibles, et peuvent donc constituer un option solide de financement pour votre micro-entreprise.

Ici, deux cas sont possibles :

Vous créez votre activité en étant au chômage : Pôle Emploi tiendra compte des revenus de votre micro-entreprise pour calculer votre ARE. Le maintien de votre allocation sera donc partiel.

Vous avez créé votre micro-entreprise avant de vous inscrire à Pôle Emploi : vous cumulerez l’intégralité de votre ARE et vos revenus d’indépendant.

Notez bien que si vous avez démissionné de votre précédent emploi, les conditions pour toucher l’ARE sont différentes. Nous vous invitons dans ce cas à vous renseigner auprès de Pôle Emploi.

👉 Et pour en savoir plus, pensez à consulter notre guide complet sur le cumul auto-entreprise et chômage.

Les aides sociales de la CAF

Vous n’avez pas le droit à l’ARE ? Tout n’est pas perdu pour autant ! L’État a en effet mis en place d’autres aides pour les personnes aux revenus modestes :

-La prime d’activité : elle complète vos revenus d’activité professionnelle. Son montant est calculé en fonction des ressources et de la composition de votre foyer.

-Le Revenu de Solidarité Active (RSA) : cette aide est ouverte aux personnes qui ont peu ou pas du tout de revenus. Là aussi, son versement est soumis à des conditions de ressources selon le nombres d’enfants que vous avez à charge.

👉 Le calcul de ces allocations est relativement complexe ! Pour évaluer vos droits et effectuer des simulations, rendez-vous directement sur le site de la CAF.

👋 Notre conseil
La famille peut parfois être d’un grand soutien quand on se lance dans un projet professionnel. En fonction des relations qui vous unissent, vous pouvez éventuellement les solliciter pour un petit coup de pouce financier.

Les aides publiques à la création d’entreprise

Au-delà de ces apports liés à votre situation personnelle, il existe également des solutions de financement de micro-entreprise entièrement dédiées aux créateurs ou repreneurs d’activité.

Les dispositifs nationaux

Vous pouvez dans un premier temps solliciter des aides qui existent sur l’ensemble du territoire.

1 – L’Aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE)

L’ARCE est réservée aux demandeurs d’emploi ayant le droit aux allocations chômage.

Elle leur permet de percevoir 45 % de leurs droits restants à l’ARE sous forme de capital :

-la première moitié est versée lors de la création de votre micro-entreprise

-la seconde, 6 mois après le début de l’activité, si celle-ci est toujours en cours

Attention, si vous bénéficiez de l’ARCE, vous ne toucherez plus d’ARE ! De plus, vous devrez préalablement avoir obtenu l’ACRE ou Exonération de début d’activité.

2 – Les aides dédiées aux handicapés

L’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées ou AGEFIPH est là pour soutenir les créateurs ou repreneurs d’entreprise en situation de handicap.

Si vous êtes travailleur handicapé, inscrit à Pôle Emploi et que vous souhaitez ouvrir une micro-entreprise, vous pouvez demander un soutien financier auprès de cet organisme. Cette aide est forfaitaire et s’élève à 6 000 € associé à un apport en fonds propres de 1 500 €.

À noter que l’association propose également des aides pour faire adapter vos locaux professionnels à votre handicap.

👉 Vous aimeriez en savoir plus sur le statut d’auto-entrepreneur en situation de handicap ? Par ici !

3 – Les aides ouvertes aux femmes auto-entrepreneures

La garantie EGALITÉ femmes (ex FGIF) est un dispositif national dédié aux femmes qui veulent créer ou reprendre une entreprise.

Elle s’adresse aux femmes inscrites à Pôle Emploi ou en situation de précarité dont la banque a refusé la demande de crédit.

Comme son nom l’indique, il ne s’agit pas d’un prêt mais d’une garantie qui peut couvrir jusqu’à 80 % du montant du prêt, à hauteur de 50 000 € maximum. Cette aide a donc pour objectif de faciliter l’accès au crédit bancaire classique.

Pour en savoir plus sur ce financement de micro-entreprise, vous pouvez contacter l’antenne de FranceActive la plus proche de chez vous.

💸 Le saviez-vous ?
Si une banque traditionnelle vous refuse un crédit, c’est bien souvent parce que vos apports sont trop limités et qu’elle craint que vous ne puissiez rembourser votre dette. France Active ou BPI France peuvent se porter garants pour vous, même si vous n’êtes pas dans la situation que nous venons d’évoquer. Renseignez-vous dans tous les cas, ça ne coûte rien !

Les aides régionales et départementales

1 – Le nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE)

Le NACRE est un dispositif d’accompagnement à destination des créateurs et repreneurs d’entreprise.

Il est accessible sous conditions et est notamment ouvert aux demandeurs d’emploi, aux jeunes de moins de 26 ans ou encore aux titulaires de minima sociaux.

Le NACRE est compatible avec l’ACRE et le versement de l’ARCE.

D’une durée de 3 ans, ce dispositif se décline en 3 phases. Vous pouvez choisir de bénéficier de la totalité de l’accompagnement ou seulement de certaines étapes :

-une aide au montage du projet

-un soutien pour l’élaboration des plans de financement

-un suivi et des conseils pour le développement de l’activité

Lors de la phase de structuration financière, vous pouvez éventuellement bénéficier d’un prêt à taux zéro sur 5 ans maximum. Celui-ci devra nécessairement être couplé à un prêt bancaire classique dont le montant et la durée devront être supérieurs ou égaux à ceux du prêt à taux zéro.

Depuis le 1er janvier 2017, la gestion du NACRE relève de la compétence des régions et toutes ne le proposent malheureusement pas. Pour plus d’informations, nous vous invitons donc à contacter directement la CCI de votre secteur ou un réseau d’accompagnement local.

2 – Les prêts d’honneur

Vous ne pouvez pas bénéficier du NACRE et votre banque refuse votre demande d’emprunt ? Dans ce cas, vous pouvez peut-être solliciter un prêt sur l’honneur pour le financement de votre micro-entreprise.

Ce dernier a l’avantage d’être à taux zéro, sans intérêts et sans garanties sur vos biens. Vous pourrez emprunter en moyenne entre 2 000 € à 50 000 € et aurez entre 2 et 5 ans  pour rembourser cette somme.

Le prêt d’honneur n’a pas pour objectif de financer la totalité de vos besoins mais plutôt d’augmenter votre capacité d’emprunt et donc de rassurer votre banque. C’est pourquoi il devra lui aussi être obligatoirement associé à un prêt bancaire.

Alimentés par des aides publiques, ces prêts d’honneur sont gérés par des associations comme l’Adie, France Active, Initiative France ou Réseau Entreprendre. Ces organismes sont implantés aux quatre coins du territoire et les dispositifs proposés peuvent varier en fonction de votre localisation.

👉 Les prêts d’honneur par département

💡 Bon à savoir
L’Union européenne soutient elle aussi les auto-entrepreneurs en leur octroyant des prêts, des micro-crédits ou encore des garanties. Pour connaître les aides financières selon votre secteur d’activité, connectez-vous au moteur de recherche des financements européens.

Les dispositifs financiers mixtes et privés

Décidément, votre banquier ne vous soutient pas dans votre financement de micro-entreprise ? Qu’à cela ne tienne, il existe encore d’autres moyens pour financer le lancement de votre activité !

Les micro-crédits

Le micro-crédit professionnel est un prêt dont le montant peut aller jusqu’à 10 000 € maximum.

Il est ouvert à tous les créateurs et repreneurs d’entreprise, quelle que soit leur activité et leurs ressources, à condition toutefois qu’ils respectent chacun des 3 points suivants :

-L’activité doit être en cours de création ou ne pas excéder 5 années d’existence.

-Le demandeur n’a pas réussi à obtenir un crédit bancaire classique.

-Une personne extérieure (un membre de la famille ou un ami par exemple) doit se porter garante à hauteur de 50 % de la somme prêtée

Si vous bénéficiez d’un micro-crédit pour votre auto-entreprise, vous aurez généralement entre 36 et 48 mois pour rembourser votre emprunt, en plus des intérêts qui n’excèdent généralement pas 8 %.

L’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) est le principal organisme de micro-crédit professionnel. Elle est présente sur tout le territoire national et propose, parallèlement au financement, un soutien et un suivi personnalisé aux porteurs de projet.

La NEF Finance éthique, quant à elle, est une coopérative financière qui octroie des micro-crédits (entre 15 000 € et 30 000 €) en faveur de projets ayant une utilité sociale, écologique et / ou culturelle.

Pour connaître l’ensemble des structures habilitées à accorder des micro-crédits, nous vous invitons à contacter les réseaux d’accompagnement (France Active, Initiative France, Réseau Entreprendre) ou encore la CCI ou la CMA de votre secteur.

💡 Bon à savoir
L’obtention d’un micro-crédit peut vous donner accès à un prêt d’honneur.

Le financement participatif ou crowdfunding

Le financement participatif a le vent en poupe depuis quelques années. Le principe ? Vous présentez votre projet sur des plateformes internet et faites appel au grand public pour vous apporter le financement dont votre micro-entreprise a besoin.

Le crowdfunding (ou « financement par la foule » en français) peut prendre la forme de don (avec ou sans contrepartie), de prêt ou d’investissement auprès de particuliers et même d’entreprises.

Il existe de nombreuses plateformes parmi lesquelles on pourra citer KissKissBankBank, Ulule, Babyloan, Tudigo ou encore J’Adopte un Projet. Renseignez-vous sur chacune d’elles car elles ne fonctionnent pas toutes de la même façon !

Une chose est sûre, quelle que soit celle que vous choisirez, vous devrez bien préparer votre projet de financement participatif en définissant notamment :

✅ Le montant que vous souhaitez collecter en fonction de vos besoins d’investissements ;

✅. Les contreparties que vous proposerez éventuellement aux contributeurs ;

✅. les moyens à votre disposition pour faire connaître votre campagne de crowdfunding (réseaux sociaux, événements, réseautage…).

Les concours

On n’y pense pas assez, mais les concours sont aussi un bon moyent de financement pour une micro-entreprise. Plusieurs organismes privés ou publics lancent chaque année des concours, partout sur le territoire. Véritables tremplins pour les porteurs de projet, ces événements sont l’occasion de récolter des fonds, de bénéficier d’un accompagnement par des professionnels ou encore d’étendre son réseau.

La dotation financière pour le(s) gagnant(s) peut prendre plusieurs formes : subventions, avances remboursables, aide à la levée de fonds, etc.

Organisés au niveau national, régional ou local, ces concours peuvent s’adresser à des professionnels exerçant dans un secteur précis (artisanat, social, environnement, innovation…), mais aussi à des publics ciblés (femmes, travailleurs handicapés, jeunes entrepreneurs…).

Il existe même un concours exclusivement réservé aux auto-entrepreneurs : le Prix Audace, créé à l’initiative de la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires en partenariat avec l’Union des Auto-Entrepreneurs. Il s’adresse à tous les auto-entrepreneurs en activité depuis plus d’un an. Chaque lauréat se voit attribuer une dotation de 4 000 €.

👉 Vous aimez les challenges ? Pour trouver le concours qui pourrait vous correspondre, rendez-vous sur la page dédiée de BPI France.

Vous le voyez, les aides sont aussi variées que les profils d’auto-entrepreneurs nombreux !

Si vous souhaitez poursuivre vos recherches, n’hésitez pas à consulter le site Aides-entreprises.fr qui répertorie l’ensemble des financements ouverts aux porteurs de projet. Bonne chance à vous ! 💪

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