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Devenir correcteur-relecteur

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Vous avez un don pour la langue française, un œil d’aigle et une rigueur sans pareille ? Vous faites bien de penser à devenir correcteur-relecteur ! Passons ensemble en revue les missions et compétences requises pour mener ce projet professionnel à bien.

Le métier de correcteur-relecteur en bref

  • Le code APE le plus utilisé est le 82.19Z – Photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau.
  • Avec ce code APE, il ne faudra pas dépasser les 72 500 € de chiffres d’affaires.
  • Un correcteur débutant a un salaire moyen de 1450 €.

Le métier de correcteur-relecteur est-il fait pour moi ?

Devenir correcteur-relecteur demande de la passion, de la rigueur et surtout une excellente maîtrise de la langue française, ou toute autre langue dans laquelle vous souhaiteriez vous spécialiser.

Correcteur-relecteur : qu’est-ce que c’est ?

Un correcteur intervient auprès de particuliers ou d’entreprises pour relire et modifier des contenus éditoriaux publiés soit sur papier soit en digital. Il ne s’agit pas seulement de vérifier l’orthographe du texte, mais aussi sa structure grammaticale, sa syntaxe et sa lisibilité. Il intervient donc après le rédacteur/l’auteur, et a la responsabilité de garantir un texte impeccable tant dans le fond que dans la forme !

Le correcteur-relecteur peut porter plusieurs casquettes. En effet, il peut être salarié dans une agence de presse, une maison d’édition, une entreprise qui publie des textes papiers ou numériques, ou encore en agence de communication. Il n’est donc pas seulement utile en maison d’édition comme on le pense souvent, et ne relit pas seulement des manuscrits ! Mais le correcteur-relecteur est en fait très souvent auto-entrepreneur, les postes fixes en salarié étant rares pour cette activité.

Le travail du correcteur va donc consister à relire et corriger chaque texte qu’on lui confie. La grammaire, syntaxe, typographie, ponctuation, orthographe, et bien d’autres n’ont pas de secret pour lui ! Il pourra travailler sur des textes physiques armé du fameux stylo rouge, mais aussi sur un écran d’ordinateur à l’aide d’éditeur de texte tels que Word, ou encore Google Docs. Le correcteur devra également travailler le fond et la forme du texte, en vérifiant la lisibilité et la compréhension qu’apporte ce dernier.

Pour pouvoir corriger chaque détail du texte, le correcteur va se servir de sa connaissance de la langue écrite, mais aussi des règles ortho-typo, de dictionnaires de synonymes, d’orthographe, de grammaire et bien d’autres. Mais le plus efficace pour un correcteur reste l’usage de logiciels de correction automatique comme par exemple Antidote, ou bien ProLexis. Attention, ces logiciels sont à utiliser avec prudence, il ne faut pas se reposer à 100 % dessus, car aucune machine n’est parfaite et Antidote, par exemple, laissera souvent des petites fautes dans le texte qu’il faudra repérer grâce à sa maîtrise de la langue. C’est bien pour ça que le correcteur-relecteur est indispensable et ne peut être remplacé par de simples logiciels !

Quelles sont les qualités requises pour devenir correcteur-relecteur ?

Sans surprise, le correcteur-relecteur doit surtout maîtriser parfaitement la langue française. Mais ça ne suffit pas ! Il doit aussi avoir :

  • un grand sens de l’organisation et de la rigueur, pour gérer ses différents clients et ne pas s’y perdre entre les différentes versions de textes qu’il manipule au fur et à mesure de ses relectures.
  • une excellente connaissance des règles ortho-typographiques, qui sont très importantes et qui ne sont pas innées même lorsqu’on maîtrise très bien la langue française.
  • une bonne culture générale, pour repérer les possibles incohérences sur le fond et être capable de maîtriser des textes sur un grand nombre de sujets.
  • une maîtrise des outils numériques, car la correction ne se fait plus seulement sur papier avec des dictionnaires de 3 kilos chacun !

Quelle formation pour devenir correcteur-relecteur ?

S’il n’existe pas de diplôme entièrement consacré à cette activité, de nombreux cursus sont adaptés.

Après le bac,la formation la plus courant est la classe préparatoire hypokhâgne/ khâgne, mais vous pouvez aussi faire une formation de type BTS en édition ou en littérature.

Avec votre bac+2 en poche, vous pourrez poursuivre avec une année de licence en lettres classiques ou lettres modernes, mais aussi en langue étrangère pour pouvoir vous démarquer de la concurrence avec une future offre plus élaborée.

Pour pousser la formation jusqu’au bac +5, de nombreux masters existent, spécialisés dans les métiers du livre et de l’édition, qu’on peut même réaliser en apprentissage. À Paris les masters des universités de La Sorbonne, de Paris-Nanterre ou encore de Villetaneuse sont réputés, mais il y a aussi de quoi faire ailleurs avec les universités de Strasbourg, Bordeaux…

Les démarches et formalités pour devenir correcteur-relecteur

Pour réaliser ce métier en tant qu’autoentrepreneur, vous devrez obligatoirement passer par plusieurs étapes.

Pour bien décider quelle offre proposer à vos clients, sur quelles plateformes débutées, et bien d’autres points clés d’un débit d’activités réussi, vous devriez commencer par une étude de marché complète, concise et surtout réaliste. De plus, cette étude de marché vous suivra tout au long de votre parcours professionnel si vous continuez de la mettre à jour au fur et à mesure. Pour cette étude de marché, vous allez donc devoir sonder, segmenter et choisir vos clients potentiels et étudier avec une attention particulière sur comment partager votre offre pour vous faire connaître.

Ensuite, vous allez devoir poursuivre vos démarches en planifiant votre budget provisionnel. Bien que pas élevé ce budget devra vous permettre de couvrir vos dépenses pour un bon logiciel de traitement de texte, mais aussi un logiciel de correction automatique comme Antidote. Par ailleurs, si vous ne disposez pas d’un équipement informatique assez performant, cela va être un investissement nécessaire qui va vous faire gagner beaucoup de temps.

Passons désormais au choix de la plateforme pour vous faire connaître. Déjà étudié dans votre étude de marché, à cette étape, vous devriez déjà avoir une idée de quelle est la meilleure façon pour vous de dénicher des clients. Est-ce une plateforme de microservices comme Fiverr ou Malt ? Ou est-ce que vous préférez créer un site internet dévoilant vos services et détaillant chacune de vos offres ?

Enfin, vous devrez penser et décider d’une grille de tarification pertinente qui saura vous faire vivre de votre métier en tant qu’indépendant, mais qui saura également vous démarquer de la concurrence qui peut être rude. De manière générale, un correcteur établit une grille tarifaire en fonction du nombre de signes relus. Votre offre s’approfondira ensuite avec des options : est-ce une correction simple ou détaillée ? Quel est le support de correction choisi par le client ? Quel est le délai souhaité ? etc.

Les clés de la réussite du correcteur-relecteur

Trouver ses clients

Le premier facteur de succès pour devenir correcteur-relecteur va être de trouver et conserver vos clients. Il existe de nombreuses façons de contacter des prospects qui auront sûrement besoin de vos talents rédactionnels.

En plus des nombreux sites de microservices où on vous assure un échange sécurisé, mais réglementé et où la plateforme vous prendra un pourcentage de vos gains, il existe des réseaux sociaux professionnels qui vous permettront de rentrer directement en contact avec des leads. Bien sûr, vous pourrez utiliser LinkedIn, et c’est d’ailleurs recommandé, de nombreux correcteurs ont trouvé leur premier gros client sur cette plateforme, mais il existe également une application mobile intuitive appelée Shapr qui vous aidera à trouver des clients de manière ludique.

Et les fidéliser !

Bien sûr, le graal c’est surtout fidéliser ses clients et donc se construire un réseau solide ! L’une des manières d’y parvenir est de développer des qualités qui seront assurément appréciées par vos clients. La discrétion par exemple : cette profession implique souvent de relire des textes confidentiels. Il vous faudra donc assurer à vos clients une confidentialité totale quant à leur travail. Vous devrez également faire preuve de diplomatie dans vos retours : si jamais, vous faites comprendre à un auteur que son texte est rempli de fautes pourtant simples, il ne reviendra peut-être pas vers vous ! Faire preuve de tact et la pédagogie vous sera très utile.

« J’ai commencé ma carrière en tant qu’éditrice dans une maison d’édition avant de me consacrer uniquement à la correction et relecture. Ce que j’apprécie c’est la variété des textes que je corrige chaque jour : des mémoires d’étudiants, des magazines, des brochures institutionnelles… Je ne m’ennuie jamais ! »

Carole, 41 ans, correctrice depuis 12 ans

Vous avez encore des questions ? Vous pouvez les poser dans notre groupe d’entraide Facebook. Nous sommes là pour vous répondre !

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